Comment les trouver

THEMES DEVELOPPES:
– le brochet.
– le sandre en hiver.
– le sandre en été.
– la thermocline et mouvements saisonniers.
– le sandre en automne.
– bancs pélagiques.

LE BROCHET

On le trouve dans les eaux lacustres ou fluviales aux rives ou aux fonds riches en végétations, ayant plus de 1 m de profondeur, partout ou les eaux sont lentes, voire stagnantes, à condition qu’elles ne soient pas trop pauvres en oxygène. il aime se cacher parmi les roseaux, les ajoncs, les nénuphars, prés des sorties de launes, dans les bras morts ou au débouché des rivières alimentant lacs et étangs.

           

 

LE SANDRE EN HIVER: (en lac comme en rivière) :

C’est essentiel de dénicher ces zone (les nids…). Parallèlement à ce qu’on peut rencontrer en été et en automne, les sandres, perches et parfois les brochets cohabitent sur des zones très réduites où ils se sentent effectivement en sécurité et peuvent s’alimenter sans trop de difficulté. Cela peut être dans un lac mais aussi en rivière là ou justement, la zone est un peu plus propice à être protégée des crues. 
Les froids rigoureux modifient la donne pour le pêcheur de sandre. A nous de nous adapter et de choisir notre matériel en conséquence.
Des zones de fond dur à proximité de structures doivent être prospectées en priorité. Il ne faut pas rester sur place trop longtemps, il convient de quadriller méthodiquement tout l’espace car le poissons est étalé sur une zone de confort dont le périmètre peut être assez grand. Comme l’amplitude et la fréquence d’animation, la vitesse de prospection diminue avec la température. Au plus froid, les déplacements peuvent se faire très lentement.
Pour un oeil exercé, ce genre de chasse est observable sur les hauts fonds. Le tourbillons engendré par le Sandre gonfle légèrement la surface de l’eau créant de ce fait un cercle lisse très caractéristique. C’est pas très spectaculaire mais particulièrement utile pour la pêche.
.
LES MEILLEURS HEURES de la journée d’une période hivernale (surtout ensoleillée).
Je privilégie le milieu de journée surtout les périodes de froid. J’affectionne également ces heures-là toute l’année, en adaptant évidemment les secteurs pêchés.
En début de printemps, les eaux sont généralement encore froide. Bien sûr, il faut pêcher à l’aube pour s’en passer l’envie parce qu’on est fébrile et impatient. mais en lac comme en rivière les carnassiers ont davantage de chances d’entrer en activité à partir de 12 h. Le milieu de journée représente, d’ordinaire, la période la plus chaude. La température de l’eau, surtout s’il fait soleil, monte de quelques fractions de degrés ou plus. Et cela peut suffire pour déclencher une activité pendant un heure ou deux. Et puis bien souvent vous vous retrouvez seul. Manger à 11 h et soyez opérationnel entre 12 h et 16 h.

.

A quelle profondeur ?
En lac, le constat est aisé à établir enfin pas toujours, l’écran de votre échosondeur vous renseigne sans coup férir sur la profondeur occupé par les bancs de sandres : les abysses !. Planqués au plus profond, les sandres profitent du confort thermique (+/-4°C) offert par cette strate de la colonne d’eau.
(Le terme abysse désigne l’ensemble des zones d’eau d’un lac situées en dessous de la thermocline).

.

CHERCHEZ LES NIDS…:
Le creux des vallons.
La première chose à faire est de se rapprocher d’une bordure, de préférence battue par le vent si on est en lac et de repérer sur la berge un vallon sec qui réalise une fracture de relief. Jusque-là, pas besoin de sondeur, il suffit de lever les yeux et d’observer les berges. C’est simple et à la portée de tout le monde. Ensuite, une fois qu’on a trouvé une zone propice, le sondeur prend le relais et il faut matérialiser le V de ce vallon précisément, afin de se positionner à la verticale. Tout doucement, il convient de s’éloigner du bord en suivant ce point bas jusqu’à ce que l’on rencontre le plat aval qui matérialise la connexion avec le fond du lac ou du cours d’eau. Cela peu paraître difficile, mais en réalisant cette opération lentement, cela peu paraître simple. Le pied de ce vallon est une zone préférentielle, un véritable nid qui souvent révèle la zone par le positionnement de blocs qui ont roulé là et qui hébergent sandres et perches.
Vallon sec : est un petit val, avec ou sans cours d’eau (on parle de vallon sec).
.
– Les anciens lits.
Dans la même idée que les pieds de vallon, les anciens lits son des endroits incontournables en hiver. Largement présents dans les lacs de barrages, il est aussi possible de les trouver sur certains fleuves recalibrés qui ont été déplacés en dont l’ancien lit est souvent plus haut et maintenu en eau simplement lors de crues. Quoi qu’il en soit, les sandres adorent ces postes et en particulier la connexion de ce chenal central et des petits vallons qui le rejoignent. Il est bien rare que cet ancien lit soit rectiligne. Il peut sillonner d’une berge à l’autre et même avoir des méandres qui noyés sous une hauteur d’eau importantes, disparaissent totalement à nos yeux. Avoir une carte ancienne pour repère, c’est magique, tout comme assister à une vidange de ces espaces. Mais il est également possible de se repérer aux courbes de niveaux ou encore de pointer sur le sondeur les zones les plus favorables. Pour commencer sans chercher dans le vide, prenez en point de repère le pied d’une falaise où probablement l’ancien cours d’eau était présent et remontez-le tranquillement en conservant un œil sur le sondeur. C’est facile, il ne reste plus qu’à couper le moteur quand on tombe sur le nid..
– L’embâcle.
Une embâcle naturel est une accumulation naturelle de matériaux apportés par l’eau (exceptionnellement par un glissement de terrain). Il peut s’agir d’accumulation de matériaux rocheux issus de l’érosion, de branches mortes, de plantes aquatiques, des feuilles mortes, de sédiments.

.

– Exploiter les boules de vie.
Le fonctionnement du sandre reste ici identique: tout ce qui représente une zone de refuge ou de repas est intéressant pour lui. Les gros rassemblements de poissons blancs sont des postes de premier choix. Aussitôt repéré au sondeur sous la forme d’une belle boule de vie, l’endroit doit faire l’objet d’une halte afin d’évaluer la présence de carnassiers. Quelques déplacement en sillonnant la zone au ralenti permettent de détecter si la présence de poissons se confirme et à quel endroit (sous la boule ou décalé de celle-ci). Un beau LS finesse. Une animation minimaliste accompagnée de petites secousses plaît énormément.

.

– En diagonale sur les plateaux.
Les grands plateaux profonds de 10 à 13 m qui entourent une zone de haut fond d’environ 5 m sont réputés d’êtres des repaires à gros sandres. Les poissons y sont souvent parsemés et collés sur le fond. Dans certains cas, la diagonale peut se révéler supérieure à la verticale et déclencher la touche des beaux poissons.

.

– Les dômes ou haut-fond.
Relief sous-marin que recouvre une faible hauteur d’eau. Endroit où l’eau est peu profonde. (proche ou éloigné du bord)

.

– Les tombants.
Lorsqu’on recherche les carnassiers en bateau dans les grands lacs mais aussi en rivière  ou en fleuve, la prospection des tombants ou cassures est presque obligatoire sous peine de passer complètement à côté du sujet. En effet, les tombants sont des postes très recherchés par les carnassiers : brochet, sandre et perche, qui y trouvent refuge et nourriture. Ce n’est pourtant pas toujours facile d’aborder ce type de poste invisible à l’œil nu. Certains tombants sont meilleurs que d’autres ! Deux facteurs primordiaux sont à mon avis à prendre en compte.

.

– Les changements de couleur d’eau.
Des endroits ou la couleur de l’eau est différente un peu mâché dans le marron gris ou un peu verte. Avec une profondeur entre 2 et 5 m environ. Bon poste !

.

– Les pointes rocheuses. (de préférence pour la pêche d’hiver)
Elles constituent de bon postes à carnassiers: 
Pointe rocheuse plongeant à pic vers le fond. Ces goulets étroits accélèrent les courants de surface, servent de brise lames et de protection lorsque les éléments sont déchaînés. Ces lieux représentent des points de passage à carnassiers et aussi de poisson-fourrage.  L’action de pêche en verticale au plus profond pour le sandres.

.

– Pointes rocheuses se prolongeant sous très peu d’eau. (de préférence pour la pêche d’été)

.

– Les postes encombrés et profonds.
L’utilisation du sondeur se révèle souvent indispensable pour localiser  les ces abris. même si sur de nombreux lacs de barrage, il est possible de voir dépasser l’extrémité des branches des arbres submergés. Mais les amas de branches ou les souches ne sont pas les seuls abris profonds, Parfois, c’est un chaos rocheux ou des dalles basculées qui encombrent le poste, parfois encore les ruines de maisons ou de ponts ou les restes de haies le long d’anciennes routes et chemins désormais sous l’eau et autres épaves, amas de bois etc….  De tels postes encombrés et profonds attirent également les sandres de toutes les tailles qui, comme les brochets, ont tendance  à fréquenter préférentiellement ces postes à partir du milieu de l’automne. C’est également, bien sûr, le paradis des grosses perches, souvent à longueur de saison. Autant de raisons pour rechercher activement ces paradis à carnassiers et développer une stratégie adaptée pour leur prospection, d’autant qu’ils sont peu pêchés en raison du nombre de leurres que perdent les pêcheurs.

 

 

Tout d’abord la topographie des lieux : j’ai remarqué qu’en   général les tombants les plus prolifiques sont ceux situés loin du bord. On observe donc un plateau peu profond, en pente douce qui peut faire plusieurs centaines de mètres de largeur, puis une rupture de pente  nette indique la cassure. Sur les grands lacs, c’est ce type de tombants qu’il faut rechercher en priorité.
Un autre critère primordial à prendre en compte est la présence ou non de poisson fourrage. Sur des cassures de 10 m et plus de profondeur, le poisson fourrage circule par bancs de poissons blancs. Il est évident que lorsqu’on trouve ces bancs, les carnassiers ne sont jamais loin. D’ailleurs, si je vous ai parlé de rechercher une cassure précédée d’un grand plateau, ce n’est pas pour rien. En effet cette topographie plait aux poisson  fourrage qui y trouvent des herbiers donc de la nourriture et des zones de refuge.
Reconnaître les relations entre la topographie des fonds et la localisations des poissons. Apprendre comment les poissons se nourrissent et comment ils se déplacent d’une zone à une autre.
N’oubliez jamais le rôle déterminant que joue les proies dans l’emploi du temps de nos chers carnassiers. Ayez toujours un œil sur l’évolution des poissons blancs au fur et à mesure de la saison. Tous indice les concernant aura une influence, positive ou négative  sur le comportement de leurs prédateurs.

.

 

Il préfère les eaux calmes et larges. Poisson grégaire, le sandre vit en bande dans les fleuves et rivières à gros débit où il a été introduit mais qu’il peut aussi avoir colonisé seul.
Les canaux ont favorisé le sandre. Introduit dans certaines rivières, le sandre a pu gagner beaucoup d’autres cours d’eau par l’intermédiaire des canaux, où il se plait particulièrement.
Les lacs sont de bons habitats pour le sandre. Le sandre a souvent été introduit dans les lacs. Après quelques années d’adaptation, il a généralement supplanté beaucoup d’autres espèces, le brochet en particuliers.
Où le trouver : Dans les fosses profondes, à proximité des berges dans les grandes rivières. A l’aval des barrages et des écluses, toujours dans les profondeurs. Dans les lacs il semble se plaire surtout à proximité des bois immergés.

.

.

LE SANDRE EN ETE :

L’ETE en lac: Les endroits de petits fonds (plages), cette bande de terre sableuse  sera fréquentée dés le début de l’été par les Sandres qui y monteront au petit matin ou en fin de soirée pour y poursuivre les alevins de l’année réfugiés dans cette faible épaisseur d’eau plus chaude qu’ailleurs. A peigner au départ d’une barque à l’aide d’un petit leurre souple faiblement lesté.
Aucune présence du Sandre : (fond vaseux).
Présence du Sandre : période Printemps et été (fond sableux).
Présence du Sandre : période Automne et hiver (fond dur).

 

– En étang et en lac naturel.
Une pente douce tombant brusquement sur un « profond ».
Un promontoire ou une langue de terre s’avançant dans l’eau.
Une baie ou une anse reliées à un « profond ».
Un passage rétréci entre deux bassins.
Une rive caillouteuse, même en pente raide tombant directement sur un grand fond.
Toute rupture dans la continuité d’un relief.
Un banc de roseau au ras d’un « profond » etc.
– En lac de barrage.
Les mêmes que précédemment.
Tous les niveaux d’une série « d’escaliers » assurant le passage du pied de la rive aux grand fonds jusqu’à 25 m.
Les zones comportant des arbres, des souches, des buissons, des taillis, des ruines, etc. ayant été noyés par la montée des eaux.
Tous les endroits de la berge où venait se briser le courant de l’ancienne rivière dont la vallée a été submergée, soit dans le chaos tourmenté et infesté d’obstacles de la rive concave-diate du lit primitif.
La tête du lac, quand les eaux ont monté.
Les éboulis de graviers, caillous, gros caillous au bord de la rive.
– En rivière ou fleuve à courant rapide ou moyen.
Tout ce qui a été dit précédemment est valable, pourvu que le relief ou les obstacles considérés soient de nature à briser le courant.
L’aval des piles de pont.
L’aval des îles, des îlots et de grosses roches.
L’aval des bancs de sable, En loire, les « culs-de-grève ».
Les becs formés par les confluents.
Les contre-courants.
Le pied des barrages et des écluses, dans les « morts d’eau ».
– En canal.
Les reliefs subaquatiques étant là, par définition, très uniformes, c’est bien en canal qu’il faut vraiment prendre au pied de la lettre nos deux principes de base.
Il n’est guère possible, nous en avons conscience, d’assimiler tout cela de façon théorique. Ainsi bien, dans ce chapitre consacré aux postes à Sandre, mon ambition n’a-t-elle été que de vous donnez des éléments sérieux et incontestables pour servir de référence à vos recherches personnelles, et non une liste exhaustive; à chacun, une fois « en situation », de sélectionner ce qui correspond au cas d’espèce et de le compléter de la façon la plus détaillée possible car la parfaite connaissance des postes est la chose absolument déterminante – plus encore que le choix du matériel et de la technique – dans la pêche du Sandre.

.

– Les âges ne se mélangent pas ! :
Les Sandres de différentes classe d’âge n’occupent pas les mêmes stratifications dans la colonne d’eau. Tenons-en compte !. Chez ces poissons-là, la notion de passerelle intergénérationnelle n’existe pas. Chaque classe d’âge, de taille et de santé affronte la vie en toute indépendance. Les bancs de sandres demeurent à jamais constitués d’individus de taille identique. Cette homogénéité d’échelle représente une nécessité absolue pour tout carnassier grégaire désireux d’assurer sa survie et sa pérennité. En effet, la protection de l’individu passe par la protection du groupe. Un autre faction s’impose, la chasse en groupe semble plus efficace.

.

– Par bans entier :
Une entité composée de spécimens de dimensions semblables réagira aux agressions, aux dangers comme un seul et unique poissons, ce qui ne serait nullement le cas de poissons de tailles diverses se déplaçant à des vitesses différentes. Un banc de sandres calibré évite aussi les risques de cannibalisme récurrent chez les carnassiers qui demeurent toujours des concurrents dans l’acte de prédation. Cette activité prédatrice elle-même, les chasses menées par le groupe tout entier sera facilitée par cette standardisation des tailles : profitant de l’effet d’aubaine, le banc peut se contenter en fonction des saisons de se concentrer sur un certain type de proie, plus facile à attraper lorsqu’on manœuvre en groupe. Cette concertation perdure même jusqu’aux premières tentatives de reproduction du banc; des géniteurs de dimensions semblables trouveront plus aisément chaussure à leur pied sans grand risque de se faire blesser, voire dévorer par un concurrent. De plus, l’installation de multiples nids d’individus identiques sur une zone propice au frai rapportera une paix relative et garantira un meilleur taux de réussite car, dans ce cas aucun sandre ne représentera une menace directe sur son voisin immédiat. Chacun s’alignant sur le même gabarit, il devient inutile de rouler des mécaniques. Ainsi, toute sa vie durant, chaque sandre restera fidèle à son groupe originel. Bien évidemment, au fil des années, le nombre des individus diminuera car le banc payera son écot pour diverses raisons entre autre aux pêcheurs et amateurs de chair fraîche (n’oubliez pas le no-kill, pas de mise à mort). Ensuite au file du temps laissant au bout du compte subsister quelques gros spécimens, seul reliquat d’une armées naguère cent fois plus importantes.

.

– En profondeur également…. :
Les Sandres de tailles différentes s’évitent donc et se mélangent peu. En rivière, l’événement est exceptionnel et se produira le plus souvent lors des crues importantes, un moment de l’année où le tout-venant se met à l’abri dans les amortis et les contre-courants. L’affaire ne se passent pas sans risque car les plus grands spécimens n’hésitent pas à tailler des coupes sombres dans les rangs de sandrillons. Par temps froid, en lac de retenue, les profondeurs abyssales (15 à 20m) limitent le danger de cannibalisme. Au cours de vos prospections à la verticale des plans d’eau de ce type, vous aurez déjà certainement observé sur l’écran de votre écho-sondeur les multiples symboles arcs à proximité immédiate des grands fonds. Il s’agit pour la plupart d’individus très petits ou très moyens, inactifs, qui se planquent au plus prés de la thermocline. Cette zone de confort thermique limite leur déperdition d’énergie et maintient leur métabolisme tout en garantissant une certaine sécurité à l’encontre des grands prédateurs. Ces poissons ne s’activeront qu’à la tombée de la nuit, à la faveur de l’obscurité, en progressant lentement sur les voies qui les mèneront vers les banquettes supérieures, dans une eau plus froides certes, mais plus riche en poissons blancs. En prospectant la zone profonde à la verticale pendant la journée, vous parviendrez à toucher ces sandres qui, agacés par le manège insistant de votre leurre souple, l’attaqueront plus par agacement que par agressivité.
Mais répétons-le, ce seront généralement des poissons de dimensions modestes. Pour piquer de plus beaux sandres, dirigez plutôt votre embarcation vers les paliers moins importants, de 6 à 8 m de profondeur en moyenne. En effet, ces super-prédateurs semble être moins affectés par les rigueurs hivernales et s’activent plus volontiers durant la journée, même en eau claire, tout au moins quand un couvert nuageux ou un léger vent vient brouiller la surface et favorise leurs chasses. Quotidiennement, ces sandres géants couvrent en petit comité (trois ou quatre poissons maximum) de vastes étendues, selon un itinéraire immuable, inspectant chaque recoin de leur territoire. Tantôt il s’agira d’une anguille, tantôt d’une écrevisse… les jours de disette, ils se contenteront d’une dépouille de gardon. En réalité, ces gros sandres, du fait de leur physique imposant, n’ont rien à craindre de leurs congénères, ni de tout autre prédateur (à l’exception peut-être d’un silure), et n’hésitent donc pas à se promener aux profondeurs où les possibilités de rencontrer du poisson fourrage sont maximales. Mais pour pêcher ces spécimens une grande discrétion est là règle de base. Autant de raisons pour les petits sandres de ne pas les côtoyer sur le même terrain de chasse.

 

.

LA THERMOCLINE ET MOUVEMENTS SAISONNIERS DES POISSONS EN GRANDS LACS :

 

thermocline[1]

.

Voici la théorie, qui n’est valable que pour les lacs assez profond : plus de 8 m en moyenne et qui connaissent une grande amplitude de température entre l’hiver et l’été.
Lac de région assez froide et moyenne montagne.
Le déplacement saisonnier des poissons est conditionné par deux facteurs principaux :
– L’oxygène dissous.
– La température de l’eau.
Tout au long de l’année, les poissons cherchent la zone de confort du lac qui leur permettra de satisfaire au mieux ces deux besoins.
L’eau, comme la plupart des substances, devient plus légère et plus lourde lorsqu’elle est réchauffée ou lorsqu’elle est refroidie. Mais l’eau a une propriété unique. Quand elle se refroidit en dessous de 4°C, elle devient plus légère. On dit que l’eau connaît sa masse volumique maximale à 4°C. Ainsi en hiver l’eau du fond d’un lac reste plus chaude que la surface.
En raison de cette propriété physique de l’eau, la plupart des lacs des régions tempérées sont découpées, en fonction des saisons verticalement par différentes strates de température d’eau. La couche supérieure est appelé EPILIMNION : durant l’été c’est de l’eau plus chaude, plus légère. L’été c’est cette couche d’eau qui sous l’action du vent renouvelle son oxygène. Pendant ce temps, la couche de fond épaisse et froide, ou HYPOLIMNION, stagne et risque de perdre son oxygène. La séparation quasi étanche de ces deux couches est la THERMOCLINE. Dans les lacs peu profonds, ces couches ne pourront pas ce former car le corps entier de l’eau est mélangée par le vent.
Les diagrammes suivant montrent le cycle annuel d’un lac modérément fertile dans un climat tempéré froid. Le déplacement des poissons en fonction des saisons est différent dans d’autres types de lac.
Selon leur richesse, on classe les lacs en oligotrophes, pauvres en matières organiques, en général profonds et froids, ou eutrophes, peu profonds, plus riches en éléments nutritifs d’origine naturelle ( régions calcaires) ou anthropique (rejet des activités humaines).
Les zone littorale d’un lac, peu profonde, où l’on observe un développement des végétaux, est plus riche en espèces (c’est un peu l’équivalent d’un étang).
Aborder un lac est toujours très déroutant pour le pêcheur, qui part plein d’espoir et revient parfois déçu, car il est très difficile de situer les poissons. Durant le printemps et l’automne, les blancs et les carnassiers sont en surface, mais ils descendent vers des eaux plus fraîches en plein été, ou plus tempérées en hiver.

.

PRINTEMPS :

stratific-thermique_debp1[1]

Au début du printemps : La température ce réchauffe. Les eaux qui approvisionnent le lac et les rayons du soleil réchauffent rapidement une fine couche d’eau à la surface. En se réchauffant elle absorbe l’oxygène de l’air. Les poissons se tiennent dans les eaux peu profondes riches en oxygène.

stratific-thermique_mp[1]

Mi – printemps : Lorsque l’eau de surface se réchauffe à 4°C, plus lourde elles s’enfoncent. Les couches d’eau s’inversent et se brassent. La température du lac devient progressivement homogène ainsi que l’oxygène dissous. Bientôt toutes les eaux du lac sont à 4°C. Sous l’effet du vent l’oxygène se mélange facilement à l’eau. Le poisson peut être n’importe où.

stratific-thermique_fp[1]

Fin du printemps : Plus chaude, plus légère les eaux de surface commencent à se séparer des eaux froides. L’eau de fond est oxygénée, mais elle est trop froide pour la plupart des poissons. Un vent fort peut encore mélanger les couches d’eau qui sont peut marquées, et ainsi disperser les poissons du lac à n’importe quelle profondeur.

.

.

ETE :

stratific-thermique_de[2]

Début de l’été : Trois couches distinctes ce forment : l’épilimnion, ou couche de surface chaude; l’hypolimnion, ou couche inférieure froide, et entre les deux, la thermocline, qui est la séparation brutale de ces strates d’eau, cette séparation est hermétique et limite les échanges de température et d’oxygène entre ces couches. Le poisson cherche une zone intermédiaire confortable.

stratific-thermique_me[1]

Milieu de l’été : Les couches de température deviennent plus distinctes. La partie la plus profonde de l’hypolimnion commence à perdre de l’oxygène. Ainsi les poissons sont forcés dans la partie supérieure de l’hypolimnion, même si l’eau est trop chaude.

stratific-thermique_fe[2]

Fin de l’été : L’eau de surface a assez d’oxygène, mais elle est trop chaude pour de nombreux poissons. L’hypolimnion a perdu une grande partie de son oxygène.

.

.

AUTOMNE :

 stratific-thermique_da[1]

Début de l’automne : Les nuits fraîches abaisse la température de la surface. La marge entre l’épilimnion et thermocline est moins distincte. L’hypolimnion reste sans l’oxygène. Les poissons se déplacent beaucoup dans les eaux peut profondes.

stratific-thermique_ma[2]

Mi – automne : L’eau de surface se refroidit encore plus et commence à « couler » la thermocline disparaît. Bientôt, l’eau de surface est à la même température que l’eau du fond. Le vent mélange les couches, et le poisson se disperse.

stratific-thermique_fa[1]

Fin de l’automne : L’ensemble du lac continu à se refroidir, et plus rapidement à la surface. Comme l’eau de surface passe sous les 4°C. Il devient plus léger, il flotte sur les eaux chaudes, des profondeurs. Les poissons se déplacent vers le fond.

.

.

HIVER :

stratific-thermique_dh1[1]

Début de l’hiver : La glace se forme plus ou moins pendant les nuits fraîches et par temps froid. La stratification est à ce moment fragile et elle peut ce rompre avec le retour de température douces. Les poissons peut être trouvé à n’importe quelle profondeur, mais la plupart restent dans les eaux profondes où la température est plus chaude.

stratific-thermique_mh[1]

Mi – hiver : La décomposition des plantes et des animaux sur le fond consomment de l’oxygène, ce qui oblige les poissons à migrer vers des eaux peu profonde plus riche en oxygène.

stratific-thermique_fh[1]

Fin de l’hiver : Les zones profondes perdent encore de l’oxygène et seul les eaux de surface sont vivable pour le poisson. C’est à ce moment et dans des conditions extrêmes, que les conditions de vie dans le lac peuvent devenir fatale à certaines espèces de poissons qui ont de plus gros besoins en oxygène.

.

.

LE SANDRE EN AUTOMNE : 

la température de l’eau étant plus homogène à tous les étages, les sandres chassent sur l’ensemble de la colonne d’eau. Suivez-le entre deux eaux.
Dans les grands lacs de retenue, l’automne est la saison de tous les bouleversements. En septembre, les températures d’équinoxe ont brassé l’eau en profondeur, avec pour résultat d’homogénéiser toute la température de la colonne d’eau. Finie la stratification des couches d’eau!. Les poissons prédateurs comme le sandre chassent dorénavant à toutes les hauteurs: en surface, entre deux eaux et au ras du fond. Leur métabolisme n’étant plus lié à une température particulière, ils voyagent énormément, se déplacent sans cesse à la recherche de proies de manières à faire de la graisse en prévision des disettes hivernales et surtout, amener leurs gonades à maturation: produire des œufs et de la laitance en vue du frai printanier. La position des sandres dans l’eau demeure étroitement liées à celle des boules de poissons fourrage qui dérivent en pleine eau au gré des courants de surface soulevés par  les vents dominants. Au pêcheur d’observer ces constantes et de déterminer les endroits favorables à sa recherche en fonction de la situation géographique de son lac préféré.

.

.

Des bancs pélagiques: Les poissons pélagiques vivent dans la colonne d’eau et se distingue ainsi des poissons de fond. Ils s’alimentent principalement dans les couches de surface ou un peu en dessous et voyagent souvent en bancs importants, virant et manoeuvrent en formation serrée.
 Mais il arrive souvent que, après un changement brutal de temps, de variations dans la direction du vent ou encore, tout simplement, parce que ce vent trop violent vient heurter un obstacle important (falaise, digue, épais rideau d’arbres), se crée un puissant contre-courant de surface qui va cette fois remonter le courant originel en emportant avec lui quantité de proies. Le fretin désemparé va donc quitter sa plate-forme en conservant sa profondeur initiale et se retrouver en banc plus ou moins compact en pleine eau, suivi par des sandres en suspension, eux aussi. Un scénario pélagique qui évoque plus la haute mer qu’un lac sur la Dordogne!. Ce qu’il faut bien saisir, c’est que ces bancs de poissons emportés par le vent conservent leur profondeur de départ tout comme les sandres décollés qui les harcèlent sans cesse. Donc, si un banc d’alevins ou du fretin quitte une banquette ou un haut-fond à 5 m de profondeur, il vous faudra animer vos leurres, régler le fond de vos lignes à cette profondeur. En barque, il est aisé d’accompagner une boule de blanchaille. L’écran de l’échosondeur vous renseignera sur sa position. Toutes les technique de verticales s’appliquerons à cette situation inédite. Lorsqu’ils décident de mener un raid sur cette nuée d’alevins, les sandres concertent une attaques simultanée qui fait exploser le groupe de poissonnets. Les sandres pourchassent le fretin désemparé qui échappe à la protection du banc. Lors des périodes frénésie alimentaire, l’opération répétée nombre de fois au cours de la journée : les sandres qui croisent autour des boules de blancs demeurent sans cesse actifs et ne laissent pas passer une telle occasion sans se garnir la panse! Le poisson fourrage ainsi harcelé aura parfois tendance à remonter vers la surface, mais jamais à plonger vers le fond.

SHADCONCEPT

VENTE de leurres souples prêt à pêcher pour la pêche du Sandre. Je vous propose un outil indispensable pour vous faciliter la tâche au moment de choisir le LS le mieux adapté aux conditions et au type de poissons. Chaque LS est montés avec précision pour en tirer un maximum d’efficacité. Chaque saison aura une gamme de LS à proposer.

(allez sur la page VENTE)

Les meilleurs heures de pêche en période hivernale avec une journée ensoleillée :

Sur le page (comment les trouver) j'explique les raisons des meilleurs moments de la journée. La température de l'eau monte de quelques fractions de degrés ou plus, que ce passe-t'il ?.

Comprendre pourquoi le sandre peut ne pas mordre :

(16 raisons). page: observations personnels.

Traquer le Sandre dès l’ouverture en lac:

Quelques informations pour le pêcher au leurre souple. page: informations personnelles.

PROJET DE STOCKAGE DE DECHETS RADIOACTIFS

Ce stockage est prévu sur la commune de Saint-Julien-aux-bois) en corrèze à LAPORTE par AREVA dans un délai imminent. Pour plus d'informations cliquer sur le lien Actualités de mon site.

L’évolution des leurres souples

LEURRES HYBRIDES : (mi-vert, mi-shad) et (entre le LS et le poisson nageur). LA DENSITE DU LS : ( leurre à forte densité qui peuvent se passer de lestage, animation beaucoup plus naturelle). LES LS CREUX : il peuvent avoir plusieurs avantages. Modification de la densité du leurre en opposition au lestage, ou ajout d'attractant dans le corps. Les possibilités de lestage sont très variées pour différentes utilisations : pêche en surface, évolution contrôlée en profondeur.

L’engouement pour le NO-KILL

Le fait de relâcher tout ou une partie de ses prises, et la création de parcours du même nom contribuent à faire prendre conscience de l'importance de limiter nos captures. Mais pour relâcher le poisson dans de bonnes conditions encore fait-il qu'il ne se vide pas de son sang, ou que sa gueule ne soit pas déchirée par des triples très efficaces... Je comprend difficile de sous armée un LS, mais je pense qu'avec un peu plus de concentration et de motivation, le poisson peut ne pas ce rater. Les moucheurs écrasent depuis longtemps leurs ardillons pour relâcher plus aisément truites et ombres, bien sur ces poissons sont plus fragile. Mais pourquoi pas le pêcheur aux carnassiers en mettant sur le LS que l'hameçon simple de la tête plombée et d'armer le LS qu'avec un simple hameçon. Et même aller plus loin écraser les ardillons, ou de concevoir par les fabricants des hameçon de TP sans ardillons avec une nouvelle forme permettant d'éviter que le poisson ce décroche trop facilement. De plus cela permettrait de ne pas âbimer le poisson au moment de la relâcher. Pour moi l'avenir c'est ça.

Les meilleurs LS de petites tailles pour la pêche du Sandre (printemps-été) selon moi :

13 modèles de SHADS : Easy Shiner (Keitech) - FAT Keitech - Ripple Shad (Berkley) - Tournament d' Fin (Daiwa) - Grass Minnow (Ecogear) - Turbo Shad (Bass Assassin) - Swim Fish (Lunker City) - Black Minnow (Fiiish) - One up Shad (Sawamura) - Clonay 2 (Relax) - Grubby Shad (Gunki) - Pulse Shad (Berkley) - Shad GT (Delalande) -

Concernant le leurre dure redoutable SMITH CONTACT pour la truite :

Remplacer l'hameçon triple de ses leurres par un simple ne réduit pas beaucoup le nombre de prise mais contribue à les relâcher dans de meilleurs conditions. Mais cela peut concerner d'autres leurres dures.

Des chroniques pêche à la radio

Depuis le mois de mai 2009, en partenariat avec France Bleu Limousin, la pêche est présente sur les ondes. En effet, quotidiennement pendant juillet et août, et tous les week-end en dehors de la période estivales, des chroniques pêche s'adressant à un large public sont diffusées. Ces chroniques, parlent le plus simplement possible de la pêche, tout en donnant quelques conseils de base. Si vous souhaitez entendre parler d'un sujet précis et intéressant le plus grand nombre, n'hésitez pas à nous contacter car vos idées nous intéressent ! l'animateur fédéral 05 55 06 34 77.

Pollution :

La haute Dordogne est morte pour plusieurs années. Informations sur le site (Médias actualités).

Quelques marques de LS pour la pêche du Sandre :

Black minnow - One'up Shad - Fat Keiteck - Grubby Shad - Savagear Lures - Daiwa Tournamente - les Powerbaits - Gulp!Aline Minnow - Swimming Eel - Flex - PDL.
mai 2018
L M M J V S D
     
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031